Le guide pour comprendre le 3e pilier en Suisse

Comment éviter les erreurs classiques et choisir la bonne option

Le 3e pilier est l’un des meilleurs outils pour se construire une retraite solide tout en réduisant ses impôts.
Mais soyons honnêtes : il est souvent mal compris, mal utilisé, et parfois carrément vendu comme un produit miracle par les mauvaises personnes.

Dans cet article, on fait le point de manière claire, simple et sans jargon bancaire.

Le système suisse des 3 piliers : rapide rappel

  • 1er pilier : AVS
    Revenu de base assuré par l’État. Pour tout le monde.
    Insuffisant pour maintenir ton niveau de vie.
  • 2e pilier : LPP (prévoyance professionnelle)
    Cotisations prélevées sur ton salaire dès que tu gagnes plus de 22 050 CHF/an.
    Complète l’AVS, mais dépend de ton employeur.
  • 3e pilier : prévoyance individuelle
    Volontaire. C’est là que tu peux agir pour compléter ta retraite et optimiser tes impôts.

Les deux types de 3e pilier

1. 3e pilier A

  • Plafond annuel déductible des impôts :

    • En 2025 : jusqu’à 7 056 CHF pour les salariés
    • Jusqu’à 20 % du revenu, max 35 280 CHF, pour les indépendants
  • Argent bloqué jusqu’à la retraite (sauf exceptions : achat immobilier, départ à l’étranger, indépendance…)

Avantage : tu déduis ce que tu verses de ton revenu imposable.

2. 3e pilier B

  • Plus de flexibilité, une déduction fiscale plus faible 
  • Peu utilisé par les jeunes, sauf cas spécifiques (stratégie d’assurance-vie, succession, etc.)

Pourquoi ouvrir un 3e pilier le plus tôt possible ?

Parce que tu gagnes sur deux tableaux :

  • Tu paies moins d’impôts
  • Ton argent travaille pour toi pendant des années

Et comme toujours en investissement, le facteur temps est ton meilleur allié.
Même 100 CHF/mois investis dans un bon 3e pilier avec rendement peuvent faire une énorme différence d’ici 30 ou 40 ans.

Les 3 erreurs les plus fréquentes à éviter

1. Ouvrir un 3e pilier dans une banque sans se renseigner

Les banques classiques proposent souvent des 3e piliers avec très peu de performance (voire nulle), des frais élevés et peu de transparence.
Exemple : un fonds avec 0 % d’actions te fera perdre de la valeur à cause de l’inflation.

Solution : privilégie les plateformes modernes avec pilotage de ton allocation

2. Confondre 3e pilier et assurance-vie

Beaucoup de jeunes se retrouvent avec des 3e piliers “assurantiels” rigides, chers, et peu rentables.
Tu perds ta liberté, et les frais grignotent tes rendements.

Astuce : sépare ton épargne retraite et ton assurance.
Ne les mélange pas sauf si tu comprends parfaitement ce que tu signes.

3. Attendre d’avoir 30 ans pour commencer

Tu perds du temps, tu perds des avantages fiscaux, et ton capital final sera bien plus faible.
Même si tu ne verses que 1 000 CHF la première année, tu prends de l’avance.

Par où commencer ?

  1. Choisis une plateforme adaptée à ton profil 
  2. Décide combien tu veux verser chaque mois :
    Peu importe si tu ne fais pas le plein tout de suite. L’important, c’est d’être régulier.
  3. Optimise ton allocation :
    Plus tu es jeune, plus tu peux prendre une part élevée en actions (80 % ou 100 % actions dans les portefeuilles 3e pilier).Tu as le temps d’encaisser les baisses du marché.

Conclusion

Le 3e pilier est un outil puissant, mais trop souvent mal utilisé. En t’y prenant tôt, en choisissant les bons supports, et en évitant les produits d’assurance mal ficelés, tu poses une vraie base pour ton avenir financier.

⚠️ Avertissement important ⚠️

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre purement informatif et éducatif. Elles ne constituent en aucun cas une recommandation personnalisée, un conseil en investissement, une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente de produits financiers.

Toute décision d’investissement doit être prise après une analyse approfondie de votre situation personnelle, de vos objectifs et de votre profil de risque, et peut nécessiter l’avis d’un conseiller financier agréé.

Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. Les investissements comportent des risques, notamment le risque de perte en capital.

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